S’il s’agit d’un chauffage de base, un calcul thermique (ou les recommandations du fabricant) vous permettra de dimensionner le pouvoir. Il n’est pas nécessaire que l’appareil soit dominé, sinon il fonctionnera longtemps à une vitesse réduite, ce qui entraînera sa saleté et sa combustion. En outre, l’appareil doit pouvoir réguler sa puissance en s’arrêtant et en se mettant en marche automatiquement en fonction de la température réglée, sinon il y a un risque de surchauffe et d’inconfort. Le logement ou la pièce à chauffer doit également être très bien isolé. Il est également nécessaire que la taille du réservoir soit choisie en fonction de l’autonomie souhaitée et par rapport à la puissance requise. Enfin, l’appareil sera programmable pour ne chauffer qu’en cas de besoin.

Est-il possible d’effectuer l’installation soi-même ?

Pour utiliser un poêle à granulés, il est absolument indispensable de faire appel à un installateur qualifié selon les règles de l’EAR (voir encadré ci-dessus). En outre, à partir de début 2013, cette condition doit être remplie pour obtenir un certificat d’économie d’énergie et sera obligatoire en 2014 pour pouvoir bénéficier du crédit d’impôt pour le développement durable (CIDD). Et l’installateur devra justifier d’une qualification de module aérien Qualibois ou équivalent.

Quel est le retour sur investissement ?

L’achat d’un poêle à granulés n’implique pas nécessairement un “coût supplémentaire” par rapport à un poêle à bois. Cependant, le combustible à base de granulés de bois est plus cher à l’achat que les bûches. Cela s’explique par le coût des matières premières et surtout par le processus industriel de fabrication des granulés. En outre, ce poêle nécessite un entretien annuel complet qui est plus lourd qu’une bûche. On estime donc le retour sur investissement de ce type d’appareil pour une maison de 100 m2, entre 4 et 6 ans. Cette estimation inexacte est due au fait que de nombreux paramètres entrent en jeu, notamment l’isolation de la maison.